Réunion du Conseil
permanent de l'épiscopat avec les présidents de
commissions.
(extrait)
12-13-14 décembre 1988 (*)
3. L'accueil pastoral
des traditionalistes
Y a-t-il,
pour nous, un autre chemin de fidélité que celui de
l'accueil pastoral, accueil dans lequel s'embrassent les
exigences de la vérité et de la charité, de la justice et
de la miséricorde? Ce qui n'empêche nullement de veiller à
ce que notre responsabilité inaliénable d'évêques chargés
chacun d'une Église particulière et appelés à travailler
ensemble, avec le Saint-Siège, soit pleinement reconnue et
respectée, pour le bien de l'Eglise et de sa mission.
Il y a une quinzaine de
jours, j'ai eu l'occasion d'aborder cette question avec les
présidents des Conférences épiscopales de l'Europe réunis à
Madrid. Nous étions 18 évêques, dont le président de la
Conférence des évêques des pays baltes, autorisé pour la
première fois à participer à ce genre de rencontre, et
d'autres représentants des Églises catholiques de l'Est:
Hongrie, Pologne, RDA, Yougoslavie. Pour un évêque
catholique lituanien, vous imaginez sans peine ce que peut
avoir d'incompréhensible et d'étrange l'acte schismatique
de Mgr Lefebvre. Mais nos frères des pays de l'Est sont
dotés d'un affectus collegialis
particulièrement aigu et ils
nous ont témoigné beaucoup plus que de la compassion. Tous
nous nous sommes entendus pour collaborer, dans la plus
grande clarté, avec la Commission Ecclesia Dei adflicta
et son président.
Le président a ensuite évoqué
sa récente rencontre avec les présidents des Conférences
épiscopales d'Europe qui s'est tenue à Madrid du 25 au 27
novembre 1988
Les 18 évêques présents à
cette rencontre, stimulés par les discours du Saint-Père à
Strasbourg et l'ensemble des réflexions développées depuis
trente ans, ont davantage parlé de l'Europe.
P. Jean-Michel DI FALCO
(*) Texte original du Secrétariat de l'épiscopat.