Indult pour employer le
Missel romain de 1962 selon le jugement de l'évêque
diocésain
La
Congrégation pour le Culte divin a adressé aux présidents
des Conférences épiscopales la lettre circulaire suivante,
datée du 3 octobre (1):
EXCELLENCE
RÉVÉRENDISSIME,
Voici quatre ans, sur l'ordre
du Souverain Pontife Jean-Paul II, les évêques de l'Église
universelle furent invités à présenter un rapport:
— Sur la manière dont
les prêtres et les fidèles ont reçu dans leurs diocèses le
Missel promulgué par le Pape Paul VI, dans l'obéissance due
aux décisions du Concile Vatican II;
— Sur les difficultés
apparues dans la mise en oeuvre de la réforme liturgique;
— Sur les résistances à
surmonter.
Le résultat de la
consultation a été communiqué à tous les évêques
(cf. Notitiae, n. 185, décembre 1981). Après examen de
leurs réponses, il a semblé que le problème de ces prêtres
et fidèles qui demeuraient attachés au rite qualifié de «
tridentin » se trouvait presque entièrement résolu.
Mais comme le problème
subsiste, le Souverain Pontife lui-même, désireux d'aller
au devant de ces groupes, concède aux évêques diocésains la
faculté d'user d'un indult par lequel les prêtres et les
fidèles qui seront indiqués explicitement dans une demande
à adresser à leur évêque, pourront célébrer la messe en
utilisant le Missel romain selon l'édition typique de 1962,
les normes qui suivent étant toutefois observées:
a) Qu'il soit établi sans ambiguïté et même
publiquement que le prêtre et les fidèles en question n'ont
aucun lien avec ceux qui mettent en doute la légitimité et
la rectitude doctrinale du Missel romain promulgué en 1970
par le Pontife romain Paul VI.
b) Que cette célébration ait lieu seulement
pour l'utilité de ces groupes qui le demandent; de même
[qu'elle ait lieu] dans les églises et oratoires que
l'évêque diocésain aura désignés (mais non dans les églises
paroissiales, à moins que l'évêque ne l'ait concédé dans
des cas extraordinaires); et cela aux jours et aux
conditions déterminés par l'évêque lui-même, soit de
manière habituelle soit pour des cas précis.
c) Qu'une telle célébration ait lieu selon
le Missel de 1962 et en langue latine.
d) Qu'il n'y ait aucun mélange entre les
rites et les textes de l'un et l'autre missels.
e) Que chaque évêque informe cette
Congrégation des autorisations qu'il aura accordé et que,
un an après la concession de cet indult, [il l'informe] des
résultats obtenus par son application.
Cette autorisation, signe de
la sollicitude dont le Père commun entoure tous ses fils,
devra être appliquée sans qu'aucun préjudice ne soit porté
au déroulement de la liturgie qui doit être observé dans la
vie de chaque communauté ecclésiale.
Je profite de cette
circonstance pour vous assurer, Excellence révérendissime,
de tout mon dévouement dans le Seigneur.
† A. MAYER,
archevêque tit. Satriano,
Pro-préfet
† Vergilius NOE
secrétaire.
(1) Texte
original latin dans l'Osservatore Romano
du 17 octobre. Traduction et
titre de la
DC.