Les travaux de la
Congrégation pour le Culte divin
Rapport du cardinal Knox
Le
rapport ci-après sur les travaux de la congrégation pour le
Culte divin et les problèmes auxquels elle doit faire face
a été remis aux Pères du Synode épiscopal (Rome, 27
septembre - 26 octobre 1974) par le cardinal Knox, préfet
de la congrégation (1):
La congrégation pour le Culte
divin, créée par S.S. Paul VI le 9 mai 1969, continue le
travail entrepris depuis 1964 par le « Consilium pour
l'application de la Constitution sur la liturgie »,
conformément aux règles sur la réforme liturgique établies
par le IIe Concile du Vatican.
Elle est la plus petite des
congrégations romaines, car, outre le cardinal-préfet, elle
ne compte pas plus de dix permanents, vingt-sept membres
(cardinaux et évêques) et vingt consulteurs. Elle bénéficie
cependant de la coopération d'experts de tous les pays du
monde, appartenant notamment aux Commissions et aux
Instituts nationaux de liturgie. Elle peut ainsi, grâce à
ces experts, connaître et examiner les réponses, les
difficultés, les désirs, les nouveaux besoins des
différents pays.
Actuellement, les deux
principales tâches qui incombent à la congrégation sont
d'une part l'achèvement de la réforme des livres
liturgiques, d'autre part la discussion et la solution des
problèmes posés par les nouveaux besoins.
I. — La réforme
des livres liturgiques
On peut
dire que la réforme des livres liturgiques touche à sa fin.
On n'attend plus, en effet, que la publication des livres
suivants:
1. Le Pontifical
romain. Les rites
concernant les personnes et qui figuraient autrefois dans
le premier volume du Pontifical (ordres sacrés, bénédiction
d'un Abbé, consécration des vierges, etc.) ont tous été
promulgués.
Quant aux rites concernant
les choses, qui figuraient autrefois dans le volume II du
Pontifical, comme la dédicace d'une église et d'un autel,
ils seront publiés avant la fin de l'année.
2. Le Rituel
romain. Tous les rites
pour la célébration des sacrements ont été publiés. Quant
aux bénédictions et aux sacramentaux, qui figuraient dans
la deuxième partie du précédent Rituel, si Dieu le permet,
ils seront publiés dans le courant du premier semestre de
l'année 1975. Lorsque la révision du Rituel romain et des
rites qui figurent actuellement dans le Pontifical romain
sera terminée, on examinera comment toute cette matière
pourra s'ordonner et des suggestions seront faites pour que
les différents rites puissent être rassemblés dans des
volumes pratiques à l'usage des pasteurs, des missionnaires
itinérants, des évêques.
3. Le Martyrologe.
Après quatre années de
travaux, ce livre, lui aussi, arrive au port, et il est
permis d'espérer qu'il sera offert à l'Eglise l'année
prochaine. On ne doit pas voir en lui une simple
énumération de saints et de bienheureux, mais un vrai livre
liturgique qui propose des saints et des bienheureux
historiquement prouvés et dont le culte est recommandé par
l'Eglise pour un profit éminemment pastoral. Un
Sanctoral
romain, plus
sélectif et plus riche que le Martyrologe, a été établi
pour que la lecture publique de celui-ci constitue une
nourriture spirituelle.
4. Le Cérémonial des
évêques. La nouvelle
édition de ce livre ne doit pas être considérée comme un
simple guide des cérémonies. Pour chaque rite, une
explication est donnée sur sa signification et sur les
principes pastoraux qui l'inspirent. C'est à quoi répond
le Cérémonial
romain, qui sera
comme le couronnement de la réforme liturgique.
5. Le Recueil de
prières. Il constitue
un petit guide attentif des exercices de piété qui
complètent ou préparent l'action liturgique. Pour que ces
exercices gardent toute leur valeur, il est nécessaire
qu'ils concordent avec les lois liturgiques. Ils doivent
compléter celles-ci et non les ignorer ou les contredire.
Pour ce qui est de la
dévotion à la Sainte Vierge, on trouvera un magnifique
exemple dans la récente exhortation apostolique
Marialis
cultus sur le bon
ordonnancement et le développement du culte marial (2). La
même attitude doit être adoptée en ce qui concerne les
dévotions envers l'adorable personne du Christ: le chemin
de croix, ou contemplation de la passion du Seigneur; la
dévotion envers le Sacré Coeur de Jésus, le Précieux Sang,
le Saint Nom de Jésus.
Ce recueil de prières suggère
surtout des principes pour rendre service aux conférences
épiscopales et aux évêques.
II. — La mise en
oeuvre de la réforme liturgique
On ne peut
dire que la réforme liturgique soit arrivée à son terme une
fois publiés les nouveaux livres. De nouveaux problèmes se
posent, les besoins des différents pays apparaissent plus
clairement ainsi que le décalage entre le langage des
textes liturgiques et celui des hommes d'aujourd'hui. Il
semble absolument nécessaire d'étudier attentivement toutes
ces questions.
L'année dernière, la
congrégation pour le Culte divin a publié le
Directoire pour les
messes d'enfants,
qui est un complément à la Présentation générale du Missel
romain (3). Ce Directoire a été accueilli favorablement
partout, particulièrement par ceux qui travaillent à la
catéchèse et à l'initiation des enfants à la messe. Il lui
sera ajouté des textes liturgiques adaptés aux enfants et
particulièrement des prières eucharistiques (4).
Ces dernières années,
la création privée
de nouveaux textes pour les célébrations liturgiques fut
souvent une cause d'inquiétude et de trouble. Elle se
poursuit encore çà et là, avec les dangers qu'elle comporte
pour la pureté et l'intégrité de la foi exprimées par la
prière liturgique ainsi que pour l'unité de l'Eglise
locale, diocésaine et universelle. Ce problème a été
examiné en long et en large, particulièrement pour
les prières
eucharistiques,
et enfin, après consultation des autres dicastères de la
Curie romaine, une décision a été rendue publique par la
lettre circulaire du 27 mai 1973 sur les prières
eucharistiques adressée aux présidents des Conférences
épiscopales (5). Conformément à cette lettre, certaines
Conférences épiscopales ont demandé une prière
eucharistique particulière pour des circonstances tout à
fait spéciales (6). Ailleurs, de nouvelles prières, autres
que celles du Missel romain, ont été préparées. Tout cela,
notre congrégation l'a examiné en raison de sa
responsabilité.
Par ailleurs, je voudrais
vous parler de deux questions qui nous semblent très
importantes et qui sont actuellement débattues par les
actives Commissions liturgiques nationales.
a) Les célébrations présidées par des laïcs
Dans la
plupart des communautés chrétiennes qui sont en situation
de diaspora, surtout en Amérique latine, en Asie, en
Afrique, mais aussi dans certaines régions d'Europe, il n'y
a pas de prêtre continuellement présent. Dans beaucoup de
cas, le prêtre ne peut venir parmi elles que très rarement,
une ou deux fois par an.
L'une des tâches et des
soucis les plus graves et les plus urgents des évêques qui
manquent de prêtres, c'est de tout mettre en oeuvre pour
que les communautés qui sont habituellement sans prêtre ne
manquent pas d'assistance spirituelle. La possibilité doit
leur être donnée de se réunir pour la prière commune, pour
entendre la parole de Dieu et chanter ses louanges, pour
célébrer les baptêmes et les mariages, pour recevoir
l'Eucharistie, surtout le dimanche, sous la présidence d'un
fidèle, d'un religieux ou d'un catéchiste ayant reçu de
l'évêque mandat de s'occuper de cette communauté. Dans
différentes régions, des initiatives ont été prises, des
expériences ont été faites. Mais très souvent,
malheureusement, rien ne se fait et la foi s'éteint petit à
petit. On voit quelquefois des initiatives moins heureuses,
comportant un risque de confusion dans l'esprit des fidèles
entre célébration sacramentelle et non sacramentelle, entre
Eucharistie et simple action de grâces. C'est pourquoi nous
voulons que la question soit étudiée attentivement sous
tous ses aspects. Une enquête a été faite sur les
initiatives qui existent déjà, et nous avons bon espoir que
seront offerts aux évêques des principes généraux, en
matière de pastorale et de liturgie, des suggestions et des
exemples pour les célébrations organisées dans des
communautés sous la présidence d'un laïc.
b) L'utilisation des moyens audiovisuels
dans la liturgie
Aujourd'hui,
les instruments de communication sociale envahissent toute
la société, et on prévoit que leur utilisation se
développera encore dans les prochaines années. L'Eglise ne
peut se désintéresser de cette réalité, et elle doit
étudier comment atteindre les âmes par leur intermédiaire,
de telle sorte que l'enseignement donné par le moyen des
instruments audiovisuels soit mieux reçu que celui donné
oralement ou par écrit. On doit donc s'y intéresser, non
seulement parce qu'ils peuvent être utiles pour
l'enseignement catéchétique, particulièrement dans les
communautés pauvres manquant de prêtre, mais aussi parce
qu'il n'est plus possible de les négliger.
Les demandes et les
expériences ne manquent pas en ce qui concerne l'usage des
moyens audiovisuels dans les célébrations liturgiques, et
dans presque tous les pays des célébrations liturgiques,
surtout la messe, sont transmises par la radio ou la
télévision.
Ce problème, lui aussi, doit
être attentivement pris en considération et il est déjà
examiné par notre congrégation.
Les
adaptations
Les livres
de la liturgie restaurée donnent la structure fondamentale
des actions liturgiques du rite romain. Mais dans le cadre
de cette « unité substantielle », la Constitution sur la
liturgie admet « des différences légitimes et des
adaptations à la diversité des assemblées, des régions, des
peuples, surtout dans les missions » (n° 38), compte tenu
du caractère, du génie et des richesses spirituelles des
différentes nations et personnes. Cela est très nécessaire
pour que la liturgie atteigne vraiment les âmes des fidèles
et les aide à participer au mystère pascal. afin qu'elles
se conforment au Christ. C'est là le programme principal de
la liturgie pastorale après l'achèvement de la réforme des
livres liturgiques. Cependant, si l'on doit avec
bienveillance prendre en considération et même promouvoir
les caractères propres, les traditions et les usages des
différents peuples et pays, il faut, par contre, en même
temps éviter les dangers de particularisme ou de
subjectivisme, éviter tout ce qui, avec le progrès des
cultures, change constamment, est indissolublement lié à
des superstitions et des erreurs, ou enfin tout ce qui ne
peut se concilier avec les principes d'un véritable et
authentique esprit liturgique. La congrégation pour le
Culte divin se propose de traiter cette question d'une
façon plus approfondie avec les Conférences épiscopales, en
promouvant une véritable et authentique adaptation qui en
même temps soit attentive aux traditions et aux exigences
des peuples, et reste fidèle à la structure des livres
liturgiques ainsi qu'à la tradition de l'Eglise.
L'approfondissement de
la réforme liturgique
Dans tous
les pays on prépare activement les traductions des livres
liturgiques en langue du peuple ainsi que les moyens
nécessaires pour aider les fidèles à participer à l'action
liturgique. Ce travail a donne beaucoup de peine aux
Commissions de liturgie et aux experts. Bien souvent ils
ont rencontré de nombreux sacrifices et ils se sont heurtés
à de graves difficultés qui manifestent clairement la
vitalité de l'Eglise. L'action pastorale s'organise de plus
en plus autour de la liturgie, et, dans certaines régions,
celle-ci demeure pratiquement la seule occasion de
rassembler la communauté chrétienne et de l'instruire.
Mais, comme on l'a dit clairement dès le début, les
modifications apportées à la liturgie ne suffisent pas. Il
est nécessaire d'acquérir un sens plus profond de la
célébration, de la communauté, de la participation, de
mieux connaître les rites et les prières. C'est seulement
lorsque les célébrations liturgiques, spécialement les
sacrements, sont préparés avec beaucoup de soin et que les
fidèles y sont acheminés comme par un catéchuménat, que le
renouveau liturgique acquiert toute sa vitalité et porte
d'authentiques fruits de vie chrétienne et de sainteté. Il
faut donc promouvoir une formation liturgique continuelle,
des prêtres et des fidèles, des servants, des chanteurs et
aussi des acolytes et des lecteurs. Non moins important est
le travail des experts pour que dans tous les pays soit
constitué un patrimoine d'hymnes et de chants grâce
auxquels la communauté s'imprègne plus facilement des
vérités chrétiennes et est amenée à participer à la
liturgie.
Ceux qui outrepassent la réforme et
ceux qui la refusent
Certaines
initiatives liturgiques arbitraires et regrettables qui
sont prises çà et là, et auxquelles on fait une publicité
exagérée, viennent souvent de ce que les livres liturgiques
sont mal connus ou ne sont pas encore passés dans la
pratique. D'autres s'expliquent par un certain refus ou une
certaine lenteur à appliquer pleinement et correctement la
réforme liturgique. L'un et l'autre comportement sont
pareillement négatifs. Sont condamnables non seulement ceux
qui, de leur propre initiative, contreviennent aux lois
liturgiques ou les outrepassent, mais aussi ceux qui
s'opposent à la réforme liturgique, en invoquant de vaines,
sinon fausses raisons.
Cela vaut notamment pour ceux
qui s'acharnent à prétendre qu'il est légitime de ne pas
utiliser le nouveau Missel romain et que l'on peut, avec le
peuple, célébrer la messe selon la forme tridentine établie
par saint Pie V, malgré les dispositions contraires de la
Constitution apostolique du Souverain Pontife Paul VI et de
leur Conférence épiscopale. Ceux qui s'opposent au nouveau
Missel sont encore plus condamnables lorsque, pour défendre
leur thèse, ils se permettent de porter des accusations
contre le Souverain Pontife lui-même et proposent de
fausses interprétations des documents et des textes
liturgiques, semant ainsi le trouble dans la communauté
chrétienne.
L'aspect sacrificiel de l'Eucharistie
dans le Missel de Paul VI
Le Missel
de Paul VI propose dans son intégralité la foi de l'Eglise
au sujet de la messe. La doctrine traditionnelle est
clairement exposée dans la constitution apostolique, dans
l'introduction et dans la Présentation générale qui
précèdent le Missel. Il y est affirmé clairement que la
messe est en même temps et inséparablement sacrifice, par
lequel est perpétué le sacrifice de la croix, mémoire de la
mort et de la résurrection du Seigneur, repas sacré. Tout
cela doit être pris en considération dans la catéchèse pour
que l'on reconnaisse ce que fait l'Eglise, même si elle
l'exprime de différentes façons.
On déplore par exemple que
l'aspect sacrificiel de l'Eucharistie ne soit pas exprimé
dans les nouvelles prières eucharistiques. Or il semble
qu'il y soit exprimé plus clairement que dans le canon
romain. Le sommet de la prière eucharistique est en effet
les paroles de la consécration, où le prêtre agit
éminemment au nom du Christ. « Par les paroles et les
actions du Christ s'accomplit le sacrifice que le Christ
lui-même institua à la dernière Cène lorsqu'il offrit son
corps et son sang sous les espèces du pain et du vin... »
(7) (Présentation générale du Missel romain, 55 d.) Les
paroles du Christ expriment aussi le caractère sacrificiel
de la célébration. Son corps est « livré pour vous »
— paroles qui ont été ajoutées dans le nouveau Missel
— et son sang « sera versé pour vous et pour la
multitude ».
Le caractère sacrificiel de
l'Eucharistie est encore exprimé par la mention de
l'offrande qui figure dans toutes les prières
eucharistiques et par laquelle « l'Eglise, et surtout celle
qui est actuellement rassemblée, offre au Père, dans le
Saint-Esprit, la victime sans tache » (ibid., 55 f).
Regardons de plus ce qui est
dit dans les nouvelles prières eucharistiques:
Prière eucharistique II: «
Faisant ici mémoire de la mort et de la résurrection de ton
Fils, nous t'offrons, Seigneur, le pain de la vie et la
coupe du salut. »
Prière eucharistique III: «
... nous présentons cette offrande vivante et sainte »...;
« par le sacrifice qui nous réconcilie avec toi... ».
Prière eucharistique IV: «
Nous t'offrons son corps et son sang, le sacrifice qui est
digne de toi et qui sauve le monde. »
Sous cet aspect, ces paroles
sont certainement plus claires que celles du canon romain.
Conclusion
La voie
moyenne que suit la congrégation pour le Culte divin pour
que le passage à la liturgie restaurée se fasse
progressivement, conformément à la lettre et à l'esprit des
livres liturgiques et de la Constitution sur la liturgie,
est proposée également aux évêques. Leur responsabilité
vient avant tout de ce qu'ils sont « les principaux
dispensateurs des mystères de Dieu, comme ils sont les
organisateurs, les promoteurs et les gardiens de toute la
vie liturgique dans l'Eglise qui leur est confiée »
(Christus
Dominus, 15).
C'est à eux qu'il appartient de diriger, parfois de
défendre, mais toujours de présenter par une catéchèse
insistante et claire le sens de l'action liturgique, de
veiller à ce que les célébrations soient dignes et
répondent pleinement au juste renouveau, de donner
l'exemple dans les célébrations qu'ils président. De plus,
il leur appartient de promouvoir les études et les enquêtes
sur la façon dont la vie liturgique évolue dans le diocèse,
sur les besoins et les véritables exigences des fidèles,
sur la meilleure façon de leur venir en aide.
C'est pourquoi, par une
liturgie bien célébrée, exprimant avant tout la vraie foi
de l'Eglise et englobant les sentiments, les désirs, les
joies, les peines, les efforts et les frustrations des
hommes, la vie chrétienne est rénovée et les fidèles,
imprégnés du mystère du Christ, peuvent le vivre plus
pleinement et l'exprimer extérieurement.
Ce que veut l'Eglise, c'est
annoncer le Dieu vivant et Jésus-Christ qu'il a envoyé pour
le salut de tous afin que les hommes s'attachent à lui avec
une foi sincère. Mais le Christ a envoyé les apôtres non
seulement pour prêcher l'Evangile, mais aussi pour
accomplir par le sacrifice et les sacrements, auxquels est
ordonnée la vie liturgique tout entière (cf.
Sacrosanctum
Concilium, 5),
l'oeuvre de salut qu'ils annonçaient. Ce que se propose
l'évangélisation, c'est que ceux qui croient dans le Christ
renaissent par le baptême à une vie nouvelle, soient
rassemblés en un unique Peuple de Dieu (cf.
Ad
gentes, 15) et
soient ainsi conduits à offrir leurs travaux et toute la
création à Dieu le Père avec le Christ dans le sacrifice
eucharistique, qui est « source et sommet de toute
l'évangélisation » (Presbyterorum
ordinis, 5).
L'évangélisation est nécessairement liée à la liturgie.
Sinon, elle n'atteint pas pleinement sa fin. Les hommes
doivent en effet être conduits à la foi et aux sacrements
du salut par l'annonce de l'Evangile, et, d'autre part, le
ministère des sacrements requiert la prédication de la
Parole. Et cela ressort clairement dans tous les rites de
la liturgie restaurée, où la célébration de la Parole et la
célébration du sacrement sont intimement liées et
constituent un unique acte du culte.
James Robert, card. KNOX,
préfet.
(1) Notitiae, organe de la congrégation du Culte
divin, novembre 1974. Traduction de la DC, d'après le texte latin. Les sous-titres
en italique sont de notre rédaction.
(2) DC
1974, n° 1651, p. 301 et s.
(NDLR).
(3) DC
1974. n° 1645, p. 6 et s.
(NDLR).
(4) Cf. les « Orientations adoptées pour les pays
d'expression française, d'Europe et d'Afrique du Nord »,
dans Célébrer la
messe avec les enfants. Notes pastorales et suggestions
pratiques, à l'intention des prêtres animateurs
liturgiques, catéchistes, éducateurs et parents
chrétiens, Un
vol. 22 X 16 cm, 128 pages. Ed. Chalet-Tardy. On trouve en
fin de ce recueil trois prières eucharistiques pour les
enfants, autorisées ad experimentum
pour trois ans
(NDLR).
(5) DC
1973, n° 1635, p. 609
(NDLR).
(6) Le Secrétariat
général de l'Episcopat français a publié le communiqué
suivant:
Par lettre en date du 10
janvier 1975, adressée à M. le cardinal Marty, M. le
cardinal Knox, président de la congrégation pour le Culte
divin, vient de donner son accord à la Conférence
épiscopale française pour l'utilisation de la prière
eucharistique De
reconciliatione,
n° 1.
Cet accord est donné
ad
experimentum jusqu'à la fin de 1977. Le texte de cette
prière eucharistique ne sera pas inséré dans les éditions
officielles du Missel romain.
Il est publié actuellement
dans le fascicule prévu pour les pèlerins se rendant à Rome
pour l'Année sainte et intitulé: Eléments pour célébrer la
réconciliation.
Le texte de cette prière figure également dans le fascicule
préparé pour le Carême 1975 par le C.N.P.L.
Les Editions Desclée-Mame se
proposent d'en faire une édition à part. La Maison
Droguet-Ardant le sortira également dans sa série de «
fiches ». Enfin, il se trouvera aussi dans les éditions
courantes du missel pour les fidèles (NDLR).
(7) DC
1970, n° 1568, p. 711
(NDLR).