Protestation de « Una Voce » France


     Le Comité directeur de l'association française « Una Voce » communique:

     « L'association française
Una Voce oppose un démenti formel aux déclarations faites à Rome par quelques personnes (1) qui ne représentent en rien l'unanimité d'un mouvement créé par elle à Paris en 1964.
     Elle proteste énergiquement contre l'abus ainsi fait du nom
Una Voce pour des fins qui n'ont plus rien à voir avec l'objet propre du mouvement. Elle ne saurait pour sa part ni s'écarter de cet objet — qui est la sauvegarde de la liturgie latine et du chant grégorien selon les prescriptions de la Constitution conciliaire sur la liturgie et le chant sacré, les décrets d'application des Assemblées collégiales et les fréquents rappels du Souverain Pontife, — ni s'opposer à des changements qui ont reçu l'approbation incontestable du Pape, notamment en ce qui concerne le nouvel Ordo Missae.
     Tout en participant ainsi au renouveau conciliaire, l'Association française «
Una Voce » poursuivra inlassablement sa tâche afin de conserver à l'Eglise catholique romaine sa vocation universelle, par le truchement d'une seule et même langue sacrée, gardienne immuable de ses dogmes.

21 octobre 1969.

G. CERBELAUD SALAGNAC
69, rue Marx-Dormoy
Paris-18e.
202-75-32.

(Texte original.)


(1) Pendant le Synode, M. ERIC DE SAVENTHEM, de nationalité allemande, a donné le 15 octobre à Rome une conférence de presse au cours de laquelle il a déploré que « la nouvelle ordonnance de la messe... se présente comme un amalgame de la Cène luthérienne et de la messe catholique », et que les atteintes portées « à une grande partie du trésor liturgique » rendent « toute la réforme liturgique postconciliaire intolérable ».

M. de Saventhem est l'un des neuf membres du Conseil permanent de la Fédération internationale «
Una voce », élus en février 1969 (DC 1969, p. 343 — NDLR).